 taGueule!
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Acajack Nouvelle petite gueule

Inscrit le : 17 Oct 2006 Messages : 10 Localisation : Gatineau, 2e plus grosse ville franco-ontarienne
| Sujet: Re: Nos Écoles... Jeu 7 Juin - 15:42 | |
| La langue de la rue sera toujours, à quelques exceptions près, la langue des couloirs et de la cour d’école.
C’est pour ça qu’il n’y a vraiment que les endroits où les francophones sont majoritaires (de beaucoup) où les jeunes vont parler spontanément français entre eux. Présentement, ces endroits sont Hawkesbury, Casselman, Hearst, Embrun, Plantagenet, etc. Peut-être Rockland aussi, mais je ne sais pas combien longtemps encore ils vont « toffer ».
Quand j’étais jeune, dans pas mal toutes les écoles du nord-est d’Ottawa-Carleton (Orléans, Vanier, Overbrook, Cyrville), ça parlait essentiellement français aussi. Mais de nos jours, c’est surtout l’anglais qu’on entend dans les écoles, même d’Orléans.
J’ai dans ma famille quelqu’un qui a enseigné à l’école St-Hugues de Sarsfield avant qu’elle ferme il y a quelques années et elle disait que cette école était la toute dernière dans les limites de la ville d’Ottawa (oui – Sarsfield est dans Ottawa) où quasiment tous les jeunes parlaient encore naturellement français entre eux.
Je me souviens aussi de mon adolescence alors que nous de l’est d’Ottawa regardions de haut les jeunes de l’ouest de la ville (surtout de l’école secondaire Champlain, qui était sur la rue Lanark en face de Radio-Canada). Ça nous scandalisait qu’ils parlaient tous anglais entre eux. Et que dire de leurs accents!
Aujourd’hui, quand j’entends les jeunes d’Orléans, ils ont essentiellement le même accent que les jeunes de Champlain avaient à l’époque.
La différence entre l’est et l’ouest d’Ottawa s’est presque effacée. |
|  | | SM Grande gueule!


 Age : 21 Inscrit le : 31 Mar 2006 Messages : 1619 Localisation : Côte-de-Sable, Ottawa Intérêts généraux : Quétainitude et flasher mon drapeau en faisant l'amour avec moi-même
| Sujet: Re: Nos Écoles... Ven 8 Juin - 8:36 | |
| Donnez-leur quelque chose à quoi être fier au lieu de leur chanter des bêtises de leur parlé. Et c'est les parents aussi, pas les jeunes. On met tout sur leurs dos, ces jeunes qui ne cherchent à comprendre un monde qui devient de plus en plus complexe.
Honnêtement, une question nationale ou linguistique ne peut fleurir que si tous s'y mettent. Ce n'est certainement pas la faute des écoles. C'est la faute de la collectivité qui ne pense qu'à l'individuel. _________________ N'est que cynique que les proses irréalistes. N'est que réelle que la prose du cynique. |
|  | | mivanc Placote avancée


 Age : 27 Inscrit le : 05 Sep 2006 Messages : 656 Localisation : Ottawa, de souche nordique Intérêts généraux : Jeux d'ordinateurs ... dats it ...
| Sujet: Re: Nos Écoles... Ven 8 Juin - 10:01 | |
| | SM a écrit: | | C'est la faute de la collectivité qui ne pense qu'à l'individuel. |
Bien dit. Moi je me souviens bien du secondaire à kap puis le français était la langue prédominante. je ne sais pas c'est quoi la situation aujourd'hui. je me souviens du tournoi Franco de soccer en 2000 à New Liskeard. les autres joueurs de la majorité des équipes parlait anglais. je me souviens bien d'une équipe que nous avions jouer contre, Samuel-Genest(ottawa, près de a cité collégiale), avec quoi on faisait conversation en français(même si ils nous ont défait 9-0!) À la Cité collégiale, j'ai trouve que le français se parlait beaucoup aussi. Certes, l'anglais est présent. Il est difficile de s'en sauver, il est partout. Télévision, jeux, radio, centre commerciaux, posters dans la rue, le travail, etc. Je travail dans un environment bilingue au gouvernement mais le parlé est souvent en anglais, les logiciels et base de données sont en anglais, la plupart de la documentation est en anglais. Certains employés sont anglophophiles et donc les francophones et francophiles se retrouvent à parler anglais. même des francophones se parlent en anglais. _________________ C'est mon avis ... prenez le comme vous voulez ... |
|  | | Acajack Nouvelle petite gueule

Inscrit le : 17 Oct 2006 Messages : 10 Localisation : Gatineau, 2e plus grosse ville franco-ontarienne
| Sujet: Re: Nos Écoles... Ven 8 Juin - 11:55 | |
| SM soulève un bon point sur le plan du positivisme. Je ne sais pas si ce sera suffisant, mais c’est clair que c’est de ce côté-là qu’il faudrait orienter les efforts.
Aussi, c’est bon de souligner l’importance des parents. Sauf que, quand on considère que près de la moitié des Franco-Ontariens « contractent des mariages exogames » (ils se marient à des anglophones, en langage simple), pour beaucoup de jeunes, l’école est le seul endroit où ils sont exposés au français.
D’ailleurs, l’un des buts du calendrier équilibré expérimenté par un conseil franco d’Ottawa est de maintenir l’exposition au français à l’année longue. Car ils se rendent compte qu’un fort pourcentage d’élèves revient à l’école en septembre après les vacances ayant oublié la majeure partie de leur français.
Mivanc : N’oubliez pas que si ça parle beaucoup français à la Cité collégiale, c’est que contrairement aux écoles primaires et secondaires, il y a beaucoup de monde là qui vient du Québec, du nord du Nouveau-Brunswick (où les jeunes sont souvent assez faibles en anglais), ou même de pays de la francophonie internationale. |
|  | | mivanc Placote avancée


 Age : 27 Inscrit le : 05 Sep 2006 Messages : 656 Localisation : Ottawa, de souche nordique Intérêts généraux : Jeux d'ordinateurs ... dats it ...
| Sujet: Re: Nos Écoles... Ven 8 Juin - 12:27 | |
| | Acajack a écrit: | | Mivanc : N’oubliez pas que si ça parle beaucoup français à la Cité collégiale, c’est que contrairement aux écoles primaires et secondaires, il y a beaucoup de monde là qui vient du Québec, du nord du Nouveau-Brunswick (où les jeunes sont souvent assez faibles en anglais), ou même de pays de la francophonie internationale. |
Ouien tu as raison sur ce point. De mon groupe de gradués de mon programe, la moitiée étaient québecois. _________________ C'est mon avis ... prenez le comme vous voulez ... |
|  | | SM Grande gueule!


 Age : 21 Inscrit le : 31 Mar 2006 Messages : 1619 Localisation : Côte-de-Sable, Ottawa Intérêts généraux : Quétainitude et flasher mon drapeau en faisant l'amour avec moi-même
| Sujet: Re: Nos Écoles... Ven 8 Juin - 13:41 | |
| Je n'avais pas pensé à cela, au sujet du calendrier équilibré.
Excellente idée.
Ça sauve de l'argent aux centres de la petite enfance . Merci d'avoir soulevé ce point! _________________ N'est que cynique que les proses irréalistes. N'est que réelle que la prose du cynique. |
|  | | kiwi_29 Bouche moyenne


 Inscrit le : 20 Avr 2006 Messages : 92 Localisation : Loin d'ici Intérêts généraux : Greenpeaçer
| Sujet: Re: Nos Écoles... Mer 20 Juin - 16:49 | |
| J'ai déjà entendu de la Bretagne, une région de la France. Le breton, la langue parlée régionalement, est petit à petit en train de disparaître. On parlait par exemple d'une école où on interdisait aux jeunes de se parler français dans les corridors et les classes pour qu'on puisse promouvoir l'usage du breton. Ça m'a tellement pris par surprise : imaginez ! Votre prof vous dit de ne pas parler français. C'est juste un choc culturel pour une francophone d'Ontario qui s'est fait dire toute sa vie de parler français... juste drôle à imaginer pour moi. Aussi, le fait que le français soit si peu parlé à l'école dans de nombreuses villes se rapporte beaucoup à l'utilisation qu'on en fait. Le français est vu comme étant une langue d'usage en milieu dit "sérieux", plus professionel : l'école, les devoirs, etc. Alors que l'anglais est présent lorsqu'on s'amuse, se divertit : la télévision, le cinéma, la musique, dans les rues. Bien normal que le français ne semble pas très attirant si on ne peut le pratiquer qu'en milieu où le jeune se sent pas forcé. Culturellement il y a tant à découvrir... je trouve qu'on devrait mettre plus d'emphase sur la culture pour qu'ensuite on soit poussé à aller découvrir, par soi-même. Il manque un engouement... _________________ Déguédine, Dan, comme Zinédine Zidane ! (Coup de tête) T'as pas besoin d'un cinq étoiles quand t'en as cinq milliards dans le ciel. (Desjardins) |
|  | | SM Grande gueule!


 Age : 21 Inscrit le : 31 Mar 2006 Messages : 1619 Localisation : Côte-de-Sable, Ottawa Intérêts généraux : Quétainitude et flasher mon drapeau en faisant l'amour avec moi-même
| Sujet: Re: Nos Écoles... Mer 20 Juin - 17:39 | |
| C'est pas juste l'amour de la culture qu'on doit promouvoir. C'est l'utilité, enfin. Il y en a, pourtant. _________________ N'est que cynique que les proses irréalistes. N'est que réelle que la prose du cynique. |
|  | | Acajack Nouvelle petite gueule

Inscrit le : 17 Oct 2006 Messages : 10 Localisation : Gatineau, 2e plus grosse ville franco-ontarienne
| Sujet: Re: Nos Écoles... Jeu 28 Juin - 9:20 | |
| SM :
Je pense que la francophonie ontarienne a déjà pas mal fait le plein de tout le lait qu’elle pouvait extraire de la vache du côté hyper-pratique de connaître le français. Les écoles françaises débordent de jeunes (de toutes origines, dont beaucoup d’origine canadienne-française) qui sont là strictement parce que le français sera un jour un excellent atout sur le marché du travail.
Déjà, une bonne partie de la jeunesse franco-ontarienne ne s’identifie pas vraiment à la communauté, mais se dit plutôt « bilingue ». Je pense que c’est un conseil scolaire dans la région du Nord-Est qui avait mené une enquête et quelque chose comme 70 % des jeunes du secondaire disaient s’identifier d’abord et avant tout comme « bilingues ». L’autre 30 % était réparti assez également entre « Canadien », « Franco-Ontarien » et « Canadien-français ». Il y avait même, si je me souviens bien, un tout petit pourcentage qui s’identifiait comme « Québécois ». Pour moi ils venaient tout juste d’arriver de Rouyn ou de Val-d’Or…
Alors pourquoi les jeunes sont-ils si réticents à s’identifier comme « Franco-Ontariens »? Serait-ce parce qu’ils ont peur de se faire identifier comme des fanatiques, des « ayatollahs de la langue française » ou, pire encore, des méchants séparatisses?
Ou encore c’est peut-être une porte de sortie assez facile pour eux. En se disant bilingues, ils ne renient pas complètement leurs racines francophones, mais ils ne sont pas obligés de connaître Robert Paquette, ou Swing ou Damien Robitaille non plus. Ils peuvent revendiquer une certaine identité francophone, sans y participer vraiment. Si jamais quelqu’un leur reproche d’être anglicisé, ils peuvent facilement s’y réfugier : « hé man, j’suis bilingue ». La barre culturelle du « bilingue » n’étant pas très haute, c’est l’identité « user-friendly » par excellence!
Tout cela étant dit, il est évident qu’il y a beaucoup de travail à faire pour convaincre les jeunes que le français et la culture qui l’accompagne, ça peut être le fun. Et aussi, que ça peut être autant que l'anglais une passerelle vers l’ouverture sur le monde. Les jeunes se perçoivent beaucoup comme des citoyens de la planète, et pour les jeunes Franco-Ontariens, le français ça fait « ancien temps ». Faut les convaincre que cette ouverture et cet épanouissement peuvent aussi se faire dans leur langue, vers la France, la Suisse, la Belgique, l’Afrique francophones, les Antilles, le monde arabe, et le Québec et l’Acadie aussi.
L’Ontario français en général rejette beaucoup trop ce qui vient du Québec, à mon avis. Pourtant, si on n’offre aux jeunes que la production culturelle franco-ontarienne, c’est sûr qu’ils vont rester sur leur appétit et chercher ailleurs… en anglais. D’après les experts en économie culturelle, ça prend une population de 4 ou 5 millions de personnes pour soutenir une culture « nationale » complète avec tout ce que ça implique : réseaux de télévision généralistes et spécialisés, réseaux radiophoniques couvrant tous les genres, industrie cinématographique distincte, littérature originale, théâtre, magazines à potins quétaines, etc.
Ce n’est pas que les Franco-Ontariens sont moins bons que les autres, juste moins nombreux… Ça fait longtemps que je me tue à dire aux Franco-Ontariens que leur communauté n’est pas assez grosse pour soutenir tout ça, et qui si on persiste à rejeter tout ce qui vient de la seule communauté francophone sur ce continent qui est assez grosse pour avoir tous ces éléments en place, ben les jeunes franco-ontariens vont juste se rabattre sur des trucs anglo-américains, ce qui est à mon humble avis bien pire pour l’avenir de la francophonie ontarienne que s’ils étaient tous branchés sur Occupation Double ou Dans une galaxie près de chez vous.
Je sais déjà que plusieurs vont dire que les médias francophones dans ce pays (sauf TFO bien sûr) sont très québécocentristes. Ce n’est pas faux et c’est une critique très valable.
Mais j’aimerais bien savoir c’est quand la dernière fois qu’on a parlé de Hearst ou de Casselman à Grey’s Anatomy, à CSI ou à Survivor?
Alors que, une des concurrentes de la dernière édition d’Occupation Double à TVA était originaire de Hearst, et que La Petite Séduction de Radio-Canada, avec Dany Turcotte, va diffuser cet été au moins deux épisodes tournés dans des villages franco-ontariens.
On se plaint souvent que les médias francophones ne parlent pas assez de nous, mais combien de gens sont vraiment à l’écoute quand ça arrive? Même quand on a des trucs dont le mandat est strictement franco-ontarien? Combien de gens s’informent grâce au bulletin de nouvelles franco-ontarien Panorama, sur TFO? Combien ont regardé le téléroman franco-ontarien FranCoeur? |
|  | | Aja Gueule bavarde


 Age : 19 Inscrit le : 05 Mar 2006 Messages : 240 Localisation : Ottawa! aurevoir air polluée de sarnia Intérêts généraux : jouer/écouter de la musique, la radio, décroter mon nez, oublier des choses, faire de la soupe,
| Sujet: Re: Nos Écoles... Ven 29 Juin - 8:10 | |
| Malgré que tu offre de bons points, je ne suis pas d'accord avec ton opinion sur l'étiquette "bilingue" que quelqu'un peut se donner.
Moi je suis bilingue, tout comme je suis franco-ontarienne. Juste parce que je suis fière de parler plus qu'un langue, ne veut pas dire que je ne connais pas Robert Paquette, Swing ou Damien Robitaille.
Trop souvent on assume qu'une identité nie une autre. Mais l'image que j'ai de moi-même c'est une personne avec plusieurs identités complémentaires.
De plus, "Franco-Ontarien" est souvent trop associé avec "souche", et c'est pourquoi plusieurs personnes ne sentent pas comme c'est une identité qui leurs inclus. La réalité francophone de l'ontario en est une qui inclu plusieurs immigrants et migrants (d'autres provinces). Si la culture franco-ontarienne devient trop exclusif, on n'encourage pas les francophones de l'Ontario (qui sont pour moi, tous des franco-ontariens) d'être entrepellés d'aller à sa découverte.
Si on veut que le monde puissent vouloir s'afficher comme franco-ontariens, il faudra tout d'abord que ce terme puisse tous nous (les franco-ontariens) englober. |
|  | | gaulois Gueule bavarde


Inscrit le : 12 Avr 2006 Messages : 472 Localisation : Vancouver
| Sujet: Re: Nos Écoles... Ven 29 Juin - 8:23 | |
| | Aja a écrit: | Trop souvent on assume qu'une identité nie une autre. Mais l'image que j'ai de moi-même c'est une personne avec plusieurs identités complémentaires.
| Peu de gens sont capables d'un tel jonglage. La période de l'adolescence est celle ou nous perdons la majorité de francos. La période de 20-30 ans est la deuxième période ou nous perdons le plus de francos: les priorités de carrière (à moins de travailler sous la bulle franco), de recherche d'un/e partenaire, de logis et de formation de famille ajoutent aux difficultés du jonglage; je parle par expérience.
De nouveaux arrivants francos (&même les "transfers" du Québec ou de la France) auront des difficultés très similaires lorsqu'ils se doivent de refaconner leur identité lorsqu'ils s'intègrent. Cela dit, le défi est là. Et j'imagine que la solution est comme celle du jonglage: ca s'apprend! L'Etat ne nous aide aucunement à ce sujet IMO et en fait ajoute à la difficulté du jonglage. La grande majorité décroche selon même Stats-Can.
Dernière édition par le Ven 29 Juin - 9:36, édité 1 fois |
|  | | Acajack Nouvelle petite gueule

Inscrit le : 17 Oct 2006 Messages : 10 Localisation : Gatineau, 2e plus grosse ville franco-ontarienne
| Sujet: Re: Nos Écoles... Ven 29 Juin - 9:21 | |
| Je n’ai rien contre le fait d’être bilingue, et je suis moi-même trilingue.
Mais, comme une Acadienne m’a déjà dit, être bilingue, c’est un atout qu’on met sur son CV, pas une identité.
C’est vrai qu’il existe des personnes qui sont réellement biculturelles, mais les personnes que je connais (dont plusieurs qui sont de très proche parenté) qui disent avoir une identité « bilingue » sont tous issus de deux parents francophones, sont allées à l’école en français toute leur vie, etc.
Pour cette raison, j’ai tendance à voir cette identité « bilingue » comme étant davantage une étape transitionnelle vers l’anglais plutôt que le métissage (potentiellement très intéressant) que vous décrivez.
Les personnes issues de l’immigration présentes dans les institutions de l’Ontario français, elles, sont habituellement trilingues (l’école en français, l’anglais dans la rue, la langue d’origine au foyer). Ces gens ont souvent tendance à être allergiques aux étiquettes, mais la plupart s’identifieraient probablement comme Canadiens tout simplement, étant donné qu'ils incarnent personnellement le rêve canadien trudeauiste prédominant du bilinguisme et du multiculturalisme.
Ce n’est pas faux de prétendre que le vocable « Franco-Ontarien » a une connotation ethnique « Canadien-français de souche / Étienne Brûlé », mais je dirais que c’est de moins en moins le cas.
Pour être bien franc, il n’y a pas vraiment d’autre choix que d'évoluer en ce sens. Il y a bien des coins à Ottawa où quasiment les seuls jeunes qu’on entend parler français entre eux sont des jeunes issus de l’immigration. Les jeunes de souche canadienne-française sont là aussi, c’est sûr, mais ils se parlent généralement anglais entre eux.
Je trouve tout de même très ironique qu'on puisse être assis dans le 95, entouré de gens avec des noms comme Tremblay, Gagnon, Lalonde, Séguin, Chartrand, Roy et Pelletier, mais que les deux seules personnes de la gang qui conversent en français s'appellent Diouf et Gonzalez! |
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