FrancoBiz : un espoir pour les événements culturels franco-ontariens?par Van la FrancoAu mois d’octobre, l’organisme Francoscénie, promoteur du spectacle L’écho d’un peuple déclarait faillite. Aussitôt, un groupe de Franco-Ontariens se sont réunis pour mettre sur pied un autre organisme afin de racheter les droits du spectacle : FrancoBiz est né.
FrancoBiz ne se veut pas la copie conforme de ce qu’était Francoscénie avant. D’envergure provinciale, l’organisme a été mis sur pied dans le but d’aider administrativement et financièrement les organisateurs de festivals et de spectacles en Ontario français. FrancoBiz fournirait les ressources nécessaires aux administrateurs locaux (que ce soit au niveau juridique, promotionnel, financier, informatique, etc.) afin de permettre le rayonnement de leur événement.
Et, élément important, FrancoBiz souhaite aussi mettre sur pied un site web où tous les événements pourraient se faire connaître, ainsi qu’une billetterie commune (un Ticket Master à la franco-ontarienne).
On sait que les événements culturels ont souvent la vie dure en Ontario. La faillite du Festival Franco-Ontarien et celle de Francoscénie en sont deux exemples criants. On peut aussi penser aux petits événements locaux, qui peinent parfois à offrir une programmation riche, diversifiée et intéressante. FrancoBiz pourrait-il redonner un second souffle au milieu communautaire et culturel franco-ontarien ?
L’organisme n’a pas encore présenté officiellement les membres de son conseil d’administration, mais déjà, de nombreux noms circulent. On sait que l’ancien directeur des opérations de Francoscénie, François Désormeaux, en est jusqu’à maintenant le porte-parole, étant un de ceux qui a mis sur pied l’équipe. L’avocat Ronald Caza en ferait aussi partie, de même que Florence Bolduc, rédactrice en chef du journal L’Express d’Ottawa. Deux comédiens bénévoles de L’écho d’un peuple, soit le directeur financier administratif de la vérificatrice générale du Canada, Kevin Campbell, et la présidente-fondatrice de la compagnie de logiciels Privasoft, Marie-Paule Renaud, serait aussi de l’équipe. La présidente de SOS Montfort Gisèle Lalonde aurait été approchée, de même que l’ancienne Commissaire aux langues officielles, Dyane Adam, qui a cependant refusée.
L’organisme comptera aussi des représentants provenant des quatre coins de la province.
Francoscénie avait été victime d’erreur de gestion et de mauvaise promotion. En un été, l’organisme s’était retrouvé avec un déficit de 700 000$. FrancoBiz saura-t-il éviter les erreurs de son prédécesseur ? Il est encore trop tôt pour le prédire, mais à ce stade-ci, tous les espoirs sont permis…
Source taBlog! :
http://tagueule.ca/blog/2006/11/francobiz-un-espoir-pour-les-vnements.html